Nos jeunes militants Silvère Leconte et Nicolas Joyau font la une de tendance Ouest de cette semaine. > Agrandir la photo

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Pour ces élections municipales, les jeunes militants caennais mouillent le maillot : même le week-end, ils s’investissent pour distribuer leurs tracts et échanger avec les riverains.


Ce matin-là, c’est en robe de chambre que m’accueille à sa maison et permanence de campagne municipale le jeune Romain Bail, candidat UMP à la mairie de Ouistreham. De quoi donner du grain à moudre à ses détracteurs, qui s’empresseront d’y voir un signe d’un dilettantisme propre aux jeunes générations. Justement pas, dissipe rapidement l’intéressé : hier soir, au programme, c’était rencontres citoyennes et séances de travail jusque tard dans la nuit. “La politique, c’est une drogue !”

“On ne nous donne une légitimité politique que selon notre âge ou notre expérience”, regrette-t-il. A 29 ans et pour sa seizième campagne électorale, ce “jeune loup”, a pourtant les clés pour se faire une place aux côtés des “éléphants” de la politique. La jeunesse : un inconvénient ? “C’est la seule chose que l’on me reproche ! Alors je réponds toujours : c’est le seul défaut qui se corrige, jour après jour”, réplique Romain Bail, au sens de la formule avéré. “Pour moi, la politique, c’est comme une drogue : quand je ne suis pas dedans, ça me manque physiquement.”

“Je vois ça davantage comme un sport”, estime pour sa part Emilie Rochefort, 26 ans et responsable des jeunes de l’UMP. “On s’entraîne régulièrement, et quand le match arrive, on donne tout. Si on gagne, c’est comme si on était au stade”! Elle partage avec les jeunes militants de tous bords une volonté commune, celle d’“être utile”, de “servir l’autre”, de “faire en sorte que ça change”. “Les différents partis écoutent davantage les jeunes qu’avant. On a de vrais échanges.”

Autour de Caen, ils sont une trentaine de jeunes militants socialistes, réunis autour du responsable départemental Malek Smida, 22 ans. Moyenne d’âge : 21 ans. Trois ou quatre d’entre eux sont encore lycéens. “Je défends mes idées. Cela empiète sur le temps de loisir, mais je me sacrifie pour faire avancer le collectif.”

“Des sujets qui nous concernent”

La solidarité, c’est aussi ce qui a poussé Lilian Bellet, 25 ans, à s’investir. Fils de parents engagés, il dirige aujourd’hui la section caennaise du Parti Communiste, en même temps qu’il suit un BTS en alternance à la SNCF. D’un naturel timide et anxieux, il a trouvé en politique une façon “d’essayer de transformer le quotidien des gens”. Aux élections municipales, Lilian Bellet occupe une place parmi la liste de Philippe Duron, maire socialiste sortant. “Les partis savent qu’il faut un renouveau permanent : on nous écoute sur des sujets qui concernent les jeunes en premier lieu, comme les réseaux sociaux. Mais pas sûr que l’on nous fasse vraiment confiance sur d’autres sujets...”, relativise-t-il toutefois. Sur le marché du samedi matin, au sud de Caen, voilà près d’un mois que Silvère Leconte, étudiant de 21 ans, consacre  une partie du week-end à distribuer des tracts. “Prendre part à une campagne municipale est une façon de découvrir sa ville et ses habitants.” Tous ne font pas confiance aux jeunes, mais “beaucoup sont contents de les voir s’engager”.

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