Depuis le 22 janvier dernier, la future carte académique des classes bi-langues a été dévoilée. De la surprise, nous sommes passés à l’incompréhension d’une réforme partiale qui sacrifie ces classes en Normandie et particulièrement dans l’académie de Caen alors que, dans le même temps, 100% de ces classes sont maintenues à Paris.

Quelle est la logique éducative dans ces choix?

Si l’on considère le verre à moitié plein, on pourrait se dire que nos enfants sont tellement doués qu’ils peuvent s’exonérer de cet enseignement.

A l’inverse, si l’on considère le verre à moitié vide, on se demande si nos
enfants, vus de Paris, méritent cet enseignement.

Ce qui est certain, c’est que les explications données sont au mieux, insuffisantes, au pire, inexistantes.
On nous dit qu’on a fait le pari de n’en garder que 3 pour l’académie de Caen.
Etrange calcul que de supprimer, pensant ainsi motiver la demande !
Et en attendant, combien d’enfants cobayes vont être sacrifiés sur l’autel de l’expérimentation ?
On ne peut donc que comprendre le mouvement de révolte qui anime depuis quelques jours les enseignants et les parents.
Si l’éducation est toujours nationale, dans l’esprit de la République, elle doit être la même pour tous.
Il ne doit pas y avoir de disparités régionales aussi criantes que celle que nous constatons.
Dans ses propos d’origine, la ministre qualifiait ces classes d’élitistes.
Alors pourquoi les supprimer dans des collèges où l’on sait justement que c’était une chance supplémentaire pour les enfants, ces collèges situés dans les
quartiers où l’on sait que l’on doit tout mettre en œuvre pour la jeunesse.
A Paris, ils y ont bien droit !
Qu’est-ce qui justifie aussi d’arrêter en cours de cursus cette formation pour certains élèves depuis la 6e ?
On leur explique que finalement, ce n’était pas utile et qu’ils doivent passer à autre chose.
Tout cela est inéquitable et ne répond pas à cette grande ambition qu’est celle de l’éducation nationale en France. Nous attendons, avec un espoir mince, des réponses qui nous feraient comprendre ce choix de sacrifier l’académie de Caen. Nous souhaitons que la ville soit traitée de manière équitable, et que ce qui justifie ailleurs le maintien, le justifie aussi chez nous.
L’école de la République est une et indivisible, il n’y a pas d’éducation régionale, il y a bien une éducation nationale.

Sonia de la Provôté
Première adjointe à la mairie de caen
Groupe Caen vous appartient

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