L'isolement du Clos-Herbert (Ouest-France)
Lundi, 24 Novembre 2008 23:28
Niché entre les immeubles, la première difficulté lorsque l'on veut se rendre au centre commercial du Clos-Herbert est de le trouver. " Lorsque je suis de garde, explique Virginie Beauvisage, pharmacien, le téléphone n'arrête pas de sonner. Les clients ont réussi à rejoindre le quartier mais ne trouvent pas le centre. Il faut dire que celui-ci est bien caché. " Entouré d'immeubles, il n'est accessible qu'à pied. " On aurait été mieux, précise Marcel Lekane, boucher, près de l'école et surtout directement sur la route. " Une fois sur la place, on ne peut que constater le manque de vie de celle-ci : peu de fleurs, pas d'animations. Depuis maintenant seize ans, Carole Toullec est préparatrice à la pharmacie du Clos-Herbert. " Je suis arrivée ici en 1985, deux ans après la création du centre. Il y a encore cinq ans, il y avait régulièrement des spectacles, marionnettes, cirque, sur la place. Maintenant, même les enfants n'ont plus le droit d'y jouer, pour des raisons de sécurité. " Peu de vie dans ce quartier que certains qualifient de " dortoir ". " Ma clientèle, ajoute Marcel, est constituée pour une grande partie de personnes habitant l'extérieur. " Même remarque pour la boulangère. " Je travaille, précise Valérie Lechartier, surtout avec l'école. Pendant les vacances, c'est plus calme. " Un coiffeur ? Et pourtant, malgré ces petits problèmes, on trouve de tout autour de cette petite place. Quatre commerçants sont en moment au service des habitants du quartier. Une boulangerie, une pharmacie, un charcutier-boucher et une épicerie de proximité proposent de nombreux services, relais colis, dépôt pressing. De plus, ce centre bénéficie d'un environnement médical important. " Des médecins généralistes, ajoute Virginie, pharmacien, sont installés dans les immeubles environnants mais aussi divers spécialistes, un kiné et un pédicure podologue. " Il reste à ce jour un local inoccupé sur la place. La majorité des commerçants seraient favorables à l'installation d'un coiffeur. " Pourquoi pas, c'est convivial, explique Liliane Lecler, responsable du Proxi. On a une clientèle de personnes âgées qui souhaitent se faire coiffer dans leur quartier. " Malgré tout, les commerçants sont unanimes pour dire que la clientèle composée d'étudiants, de jeunes couples et de personnes âgées demeurent très sympathiques. Demain, le centre commercial du Calvaire-Saint-Pierre.
Ouest-France du 27 février 2001

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