Pistes cyclables
Situation actuelle : Aujourd’hui, on a été au maximum de ce que l’on pouvait faire sans contraindre la place laissée à la voiture. Il se pose aujourd’hui un problème d’urbanisme, notamment en centre ville : Conçue durant les années 50, une grande partie du centre ville n’offre pas la place nécessaire à la circulation cycliste. Il ne suffit pas d’appeler à la construction de nouvelles pistes cyclables, encore faut-il, par souci d’honnêteté politique, analyser concrètement les possibilités d’aménagement.
Enjeu majeur : trouver de la place pour le véloDeux choix s’offrent à nous
- La politique du pinceau : Tracer des lignes entre les bandes de stationnement et la voie de circulation. C’est le choix fait par l’équipe en place, par exemple, rue de Falaise ou rue St-Michel. Comme dans ce dernier que nous avons dénoncé, le danger vient des deux côtés pour le cycliste. Il ne répond pas à notre volonté de créer un réseau sécurisé
- Trouver de la place sur les actuelles bandes de stationnement en créant des pistes protégées et séparées de la voie par des plots en plastique (comme ceux utilisés le long de la ligne de tram boulevard Poincaré). Il s’agit de privilégier les axes majeurs en centre ville principalement : rue St-Jean, rue Caponière, rue de Bernières, Rue du Gaillon, rue d’Auge, rue du Havre, rue Basse, rue de Verdun, rue de Geôle, rue de Bayeux… Planifiés sur 5 ans, ces aménagements feraient l’objet d’une concertation approfondie avec les associations d’usagers et les résidents (explications et compensations). Annoncé à l’avance, ce plan permettrait à ces-derniers de s’adapter.
Stratégie politique :Expliquer aux commerçants les bénéfices d’une augmentation de la part des déplacements cyclistes en centre ville. Dans une ville comme Münster, comparable à Caen en nombre d’habitants, où 35% des déplacements urbains s’effectuent à vélo, le chiffre d’affaires des commerces évolue positivement : retour à un commerce de proximité. Autres propositions :
- Création d’un bureau d’études au sein des services municipaux pour planifier et réaliser les aménagements
- Création d’une maison du vélo en centre ville. Missions : installation du bureau d’études, concertation avec les associations, les usagers et les résidents, sensibilisation, prévention, tourisme
- Elaboration, dans chaque école, d’un PDE (Plan de Déplacements des Elèves)
- Service public de marquage des vélos : accès de la police municipale au fichier national des Bicycodes
- Organiser la fête du vélo
Veol (Vélo libre service)
Tout d'abord, le Vélo libre service sur Caen est une très bonne idée
Toutefois, nous regrettons les points suivants sur le projet choisi pour la ville de Caen…
1. Dommage que cela arrive si tard Pour pouvoir négocier le prix, c'est au moment de la relance du marché de mobilier urbain en 2002 qu'aurait dû être lancée l'idée. La ville de Rennes avait déjà des vélos en libre service depuis Juin 1998. ll est dommage à cette époque de ne pas avoir suivi l’initiative de la capitale bretonne…
2. Dommage que cela soit si cher
- A Paris, le projet de Vélib rapportera 25 millions d’euros à la ville puisque les recettes de l’opération vont directement dans le budget municipal.
A Caen le coût pour le contribuable sera de 6.3 millions d’euros sur 10 ans.
- Le tarif à l'utilisation est lui aussi cher par rapport aux autres villes…
Exemple : Un habitant qui souhaite utiliser le vélo libre service pour aller à son travail situé à 35 minutes de son domicile tous les jours ( il rentre le midi pour déjeuner ).
230 jours de travail x 4€ = 920 € + 15 € d’abonnement annuel = 935 € A Rennes pour le même service le coût est de 0 € A Barcelone le coût est de 300 €
3. Dommage que les pistes cyclables ne soient pas adaptées au Velib Sur le papier les chiffres paraissent bons, en effet la municipalité annonce « 50 km d’itinéraires cyclables » dans le document agenda 21.
Madame le maire a la fâcheuse tendance dans ses interviews à confondre les itinéraires cyclables qui comprennent : les pistes sur les trottoirs et les bandes cyclables.
En 2003, l’année ou Jean Pierre RAFARIN a nommée Brigitte Le Brethon « Mme VELO » au niveau national, il a été réalisé à CAEN : 210 m de pistes cyclables
En 2004, l’année de remise du rapport au 1er ministre : 695 m de pistes cyclables
Les veol sur Caen sont une bonne idée. Mais sans véritables pistes cyclables, c’est comme si vous nous promettiez un TGV CAEN/PARIS mais sans les rails… Notre réseau de pistes cyclables n’est pas satisfaisant. Prenons pour référence une association bien connue : les dérailleurs. Durant l'hiver 2006-2007, cette association a "testé" l'ensemble des aménagements cyclables de Caen, voici quelques unes de leurs conclusions :
Avenue du 6 Juin : Le bilan global des aménagements cyclables de l'avenue du 6 Juin, à Caen, est nul. Il s'agit d'aménagements virtuels, incohérents, peu pratiques et dangereux, tout juste utiles pour apprendre à slalomer. De la poudre aux yeux.
Boulevard Leroy : Le bilan global est négatif. Il s'agit d'aménagements virtuels, poudre aux yeux, ne protégeant pas les cyclistes et, par les points noirs, les mettant plutôt en danger. Le boulevard Leroy est pourtant très fréquenté par les cyclistes.
Je pense qu’il est urgent d’accorder un budget spécifique pour la sécurisation et l’aménagement des pistes cyclables ainsi qu’à la création de parkings sécurisés pour les vélos. De nommer « un Monsieur ou Madame vélo » au sein des services de la ville qui devra être associé à tous les nouveaux projets étudiés sur notre territoire par la ville de CAEN ou les autres collectivités avec pour seul objectif améliorer la sécurité des cyclistes..
4. Dommage qu’il n’y ait pas de concertation Ce projet est réalisé, dans la précipitation à l’approche des élections municipales. Dans la délibération il est demandé des subventions après coup aux différents partenaires. Cela prouve que ce projet a été une fois de plus mené en solitaire… sans concertation avec CAEN LA MER et VIACITE. Je souhaite d’ailleurs entendre mes collègues DUNCOMBE et MORIN MOUCHENOTTE sur ce dossier.
Les déclarations de Madame le Maire, qui répète régulièrement lors des séances de conseil municipal qu'elle ne pense qu’aux contribuables Caennais, semblent étrange. Nous pensons ici qu’ils ont été sacrifiés sur le dos d'une campagne électorale ! Pourquoi ne pas avoir travaillé à l’échelle de l’agglomération ? Avec cette méthode de travail en solitaire, on oublie la majorité des caennais qui travaillent sur la toute proche périphérie de Caen (La zone de la sphère à Herouville, NXP, WEBHELP, et demain IKEA…) et qui ne pourront pas utiliser le Veol pour aller travailler.
En savoir + sur le projet
Plan d'implantation des stations Veol et nombre de vélos par station
Association VéloServices > Bientôt, une maison du vélo à Caen (25 septembre 2008)
Humour > Le veol serait-il de droite?
Caen : la gestion pour les nuls > Le Veol en chiffres
Cours de math sur le Veol
Nombre de foyers fiscaux dans le Calvados en 2002 (Fichier Excel)
Projet et coût votés lors du conseil municipal du 9 novembre 2007
Fête du vélo - Samedi 7 juin 2008

Avec, au centre, l’ancien élu municipal MoDem Philippe Laillier, le maire adjoint de Caen aux déplacements Rudy L’Orphelin (Vert), et le maire d’Hérouville Rodolphe Thomas (MoDem) ont fait la balade à vélo dans Caen. Ce dernier verrait bien un système type V’eol à Hérouville. (Ouest-France)
Philippe Lailler, Rodolphe Thomas et quelques adhérents MoDem ont participé à la grande balade dans les rues de Caen organisée pour la fête du vélo.
Un tract du Mouvement Démocrate a été distribué à cette occasion.
|